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Sénégal: Saint-Louis – Dakar – Gambie

Frontière Mauritanie-Sénégal

Nous sommes entrés au Sénégal par la frontière de Diama depuis la Mauritanie. Toutes les infos sur le passage de frontière sont dans cet article.

Un trajet express obligé vers Dakar

Nous sommes entrés au Sénégal fin juillet. C’est le début de l’hivernage, c’est-à-dire la saison des pluies qui dure jusqu’à fin septembre. Il ne pleut pas tous les jours, mais les précipitations tombent sous forme de grosses pluies orageuses qui durent quelques heures (pluies tropicales), qui peuvent inonder les routes et rendre les pistes impraticables. Les températures sont élevées, surtout à l’intérieur des terres (atteignant parfois les 40 degrés), et l’humidité de l’air rend la température ressentie encore plus importante. Nous avons donc décidé de ne pas nous enfoncer loin dans les terres et, dans un premier temps, de longer la côte, qui est aussi la partie avec le plus grand intérêt touristique. En effet, une grande partie du Nord du pays dans les terres est constituée de zones sylvopastorales, avec de l’élevage extensif et des cultures en saison des pluies telles que les arachides.

On aurait cependant voulu visiter davantage l’extrême nord le long du fleuve Sénégal, où il y a beaucoup de cultures comme le riz, mais on avait un passavant pour la voiture de quelques jours, nous obligeant à nous rendre rapidement à Dakar pour tamponner le Carnet de Passage (CdP) en Douane. Une fois arrivés là, on n’avait plus envie de remonter les 250 km de route jusqu’au Nord. Tant pis pour cette partie du pays. Sans CdP, il faut payer un passavant de 250 € à la frontière pour l’importation temporaire du véhicule… ouch.

En descendant vers Dakar, nous passons par Saint-Louis, première ville rencontrée, et déjà assez encombrée. La ville est au bord de la mer et on y croise des bateaux de pêcheurs. Ensuite, une longue route quasi rectiligne nous emmène vers la capitale. De part et d’autre, on découvre les premières cultures phares du Sénégal, comme l’arachide, le mil ou les oignons rouges. Les paysages commencent à verdir et on voit de l’herbe… ça nous fait bizarre, car ça fait des semaines qu’on n’en avait plus vue !

On passe notre première nuit au Sénégal dans une forêt éparse le long d’une plage. Un endroit très tranquille malgré les quelques enfants qui nous demandent « un cadeau ». On ne donne jamais rien suite à ces demandes spontanées pour ne pas entretenir cette pensée malsaine que les Blancs sont des distributeurs automatiques d’argent ou de cadeaux. Les seules choses qu’on propose parfois sont un verre d’eau fraîche ou de grenadine s’il fait chaud, par exemple. Des jeunes font du sport sur la plage (premier pays d’Afrique où on remarque que les gens font du sport).

Bivouac près de la plage

Camping à Dakar

Le lendemain, nous nous dirigeons vers un camping situé à Rufisque, une des banlieues de Dakar. Les fortes pluies ont inondé la ville, dont les voiries ne permettent pas une évacuation optimale. On passe à certains endroits dans plus de 50 cm d’eau. La capitale est très vaste et s’étend toujours plus de jour en jour. Difficile de faire du bivouac sauvage de manière sûre tout près.

Les campings abordables sont rares (il est plus courant de trouver des campings au prix européen, entre 15 et 20 €/nuit). Celui que nous trouvons (Café Romantique) est en fait un grand jardin où il est possible de garer quelques voitures ou de poser des tentes pour les voyageurs à vélo. On prend le tarif économe à moitié prix, pour 7,8 €/nuit (5000 CFA), avec des sanitaires basiques (pas d’eau chaude) dehors. Ça fera l’affaire pour 3 nuits. Attention en été, c’est infesté de moustiques!

Au « camping » à Dakar, garés dans la cour

Tampon du Carnet de Passage au bureau des douanes

Le lendemain, on se rend au bureau des douanes pour faire tamponner le Carnet de Passage (CdP) de la voiture. Voici l’adresse, près du port.

On fait l’erreur de partir trop tard le matin et on se retrouve coincés des heures dans les bouchons (partez toujours très tôt pour entrer dans Dakar !). Il faudra plusieurs heures pour parcourir à peine 22 km. Sans climatisation dans la voiture, dans une fournaise et une pollution incroyables, c’était difficilement supportable.

Le CdP a été tamponné rapidement, dans un bâtiment climatisé et même avec de l’eau et des petits beignets à disposition (ah, quel bonheur !). Un monsieur à l’entrée nous a bien indiqué dans quel bureau nous rendre : il faut d’abord aller au premier étage (première porte à droite) et ensuite au rez-de-chaussée (une des portes à droite en descendant l’escalier).

Attention : une photocopie de la carte grise et le passeport du propriétaire de la voiture sont obligatoires. Il y a une petite boutique près du rond-point (au début de la 1e sortie quand vous venez de la rue du bureau des douanes) qui fait des photocopies. Ça peut dépanner, mais c’est très cher pour une qualité exécrable.

L’idéal est de faire un bon paquet de photocopies de vos documents avant de vous rendre en Afrique pour éviter de courir après les boutiques où imprimer (et qui coûtent plus cher qu’en Europe, de surcroît).

Un des multiples stands au bord de la route, comme on peut en trouver dans tout le pays

Assurance de la voiture (Carte Brune) et banques

Nous avions pris une assurance RC (Carte Brune) à la frontière pour 1 mois, que nous avons fait renouveler chez AXA Assurance,en face du bureau des douanes. C’est moins cher que de prendre une assurance longue durée à la frontière.

Le petit bureau AXA se situe à l’intérieur du showroom de la concession automobile, sur la gauche. La dame qui y travaille était très professionnelle et a fait tous les papiers pour la Carte Brune pour 6 mois (vous pouvez choisir la durée que vous voulez). Nous avons payé ~90 €. Cette Carte Brune est valable dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest.

Dans cette rue, il y a aussi plusieurs banques où on peut retirer de l’argent en sécurité. Nous avons été à celle située pile en face du bureau des douanes.

Vu la durée interminable du trajet, nous avons décidé de ne pas nous enfoncer plus dans la ville pour visiter le centre de Dakar. On n’est pas très branchés villes de toute façon.

Réserve naturelle de Popenguine

Belle petite surprise que ce village de Popenguine et sa réserve naturelle. L’entrée coûte 1 500 CFA/personne. La balade dans la réserve est assez courte (~6 km), mais les vues sur la mer au-dessus des falaises sont très belles. Il y a des bancs ombragés pour s’arrêter et profiter de la vue. Il est possible de choisir un chemin retour via la plage ou bien dans la vallée. Malheureusement, un incendie datant d’il y a quelques mois a rendu la végétation très tristounette.

Le village est touristique, mais agréable à parcourir. Il y a aussi une jolie basilique et un sanctuaire religieux, avec une statue de la Vierge noire, à visiter. Très paisible. Lors de notre visite de la basilique, il y avait un pèlerinage et des gens habillés dans de jolies tenues toutes assorties.

Il est possible de se garer sur le grand parking bétonné près du sanctuaire. La nuit, nous dormirons quelques kilomètres au sud de Guéréo, sur la plage à proximité de la réserve de la Somone.

Une nuit sur la plage

Réserve de la Somone

Le delta de la Somone forme une petite réserve où on peut observer les oiseaux et la faune locale. Bien que plus petit que le delta du Saloum, la visite était intéressante. Peu de visiteurs le savent, mais on peut traverser la réserve en voiture (4×4, probablement passable en 2×4 en saison sèche).

Voici le trajet à réaliser sur la carte ci-dessous, qui fait à peu près 2,5 km. Il faut suivre les bancs bleus disposés tout le long et qui permettent de faire une pause pour observer la faune et la réserve. Il est aussi tout à fait possible de parcourir cet itinéraire à pied depuis la ville de La Somone.

Les vaches qui se promènent librement à la Somone

Un sentier ornithologique (voir carte) d’1 km a été aménagé dans la mangrove pour permettre aux visiteurs d’observer de plus près ce milieu spécifique. On peut notamment y observer les intrigants crabes violonistes qui creusent des trous dans le sable et sortent pour se nourrir dans la mangrove. Au bout du sentier se trouve un observatoire qui permet de s’élever pour avoir une meilleure vue sur la réserve et observer les oiseaux. Des panneaux explicatifs bordent le sentier. C’est assez court, mais je pense que ça vaut la peine si vous êtes dans les parages. Il faut compter 1 h pour le parcourir à son aise.

Aux postes de contrôle (nord ou sud, ainsi qu’au sentier ornithologique), il faut payer un droit d’entrée de 1 500 CFA/personne, valable pour la journée pour l’entièreté de la réserve.

Nous avons même bivouaqué près du delta avec notre 4×4 (voir point sur la carte), et prolongé l’observation des oiseaux en soirée et au petit matin.

Bivouac aux abords de la réserve

Village de Kamyaak

Nous avons découvert le village de Kamyaak un peu par hasard en cherchant une ferme à visiter….nous y avons passé quelques jours en échange de notre travail dans les champs. Un chouette éco-village cosmopolite et avec divers projets (agro-écologie, fabrication de savons, éco-constructions, etc). Plus d’informations dans l’article dédié ici.

Parc national du delta du Saloum

Cette grande réserve est aussi un lieu privilégié d’observation de la faune et de la flore. Malheureusement, nous ne nous y sommes pas attardés en raison des pluies qui auraient rendu le bivouac compliqué dans les environs, et nous avions envie d’avancer vers la Gambie.

Une grosse partie de la réserve se visite en pirogue. Différents petits villages en périphérie seraient apparemment sympas à visiter. En route, nous avons traversé une zone de salières, où les gens vendent leur production en gros sacs au bord de la route.

Les salières près du delta du Saloum

Frontière avec la Gambie

Nous avons passé la frontière Sénégal-Gambie au niveau de la ville de Farafenni.

Tous les détails sur le passage de frontière dans cet article.

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