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Sylvie de Radio Camino partage ses 5 clés pour vivre pleinement le chemin de Compostelle

En avril 2025 a eu lieu le festival « Le relais des voyageurs » à Namur. Un festival pour les amoureux du voyage d’aventure et du « voyager autrement »…à pied à vélo, en train, en packraft, en van, etc. J’ai eu l’occasion d’assister à une conférence pleine d’inspiration donnée par Sylvie de Radio Camino lors du festival. De Pélerine de Compostelle à Pélerine de la Vie, elle nous a dévoilé ses 5 « pépites du chemin » – 5 clés apprises en chemin pour vivre pleinement un pèlerinage, qu’il soit vers Compostelle ou une autre destination.

Conférence de Sylvie de Radio Camino au Relais des voyageurs

1) Se fixer un cap

La première question à se poser est

« Pourquoi est-ce que j’ai envie d’aller sur le chemin? Quelle est l’intention profonde?« .

La motivation peut être multiple : surmonter un deuil ou une maladie, affronter ses peurs, pardonner, faire le point sur sa foi… Avant tout, il faut que le chemin nous parle, à nous.

Se mettre en chemin, c’est aussi se fixer une destination qui nous parle. Par exemple, marcher vers Compostelle, c’est marcher vers l’ouest, vers le soleil couchant, vers le bout du monde. Il faut se poser la question « Est-ce que cette énergie me parle?« . Ou bien préfèrerait-on aller à l’est vers le levant? En diagonale comme les chemins de Saint-Michel? Suivre les traces de la déesse Arduinna dans les forêts d’Ardenne? Suivre la voie de Rocamadour dédiée à la Vierge Noire? On peut aussi se tracer son chemin soit-même, celui qui nous ressemble.

Se fixer un cap, c’est rester en mouvement, éviter l’errance. Il y a des moments difficiles sur le chemin. Le soir, quand on arrive à la fin de son étape, on est courbaturé, fatigué, on a mal ci ou là…c’est couvent le moment où on veut tout arrêter. Mais comme le dit si bien Sylvie :

« Je n’abandonne jamais le soir« .

Fixer un cap n’empêche pas d’explorer. On peut s’autoriser à prendre toutes les variantes possibles et immaginable du chemin. C’est parfois en prenant des petits sentiers parralèles et en ne suivant pas le chemin à la lettre qu’on y fait des découvertes. Dans la vie aussi, il est parfois intéressant de prendre la variante!

2) Lâcher la maîtrise

Sur le chemin, comme dans la vie, il est important d’arrêter de croire qu’on peut tout maîtriser. Il faut lâcher cette maîtrise, cette envie de tout prévoir dans les moindre détails. C’est cela qui permettra de savourer le chemin et d’être dans l’instant présent. Sur le chemin (de Compostelle), on trouve de tout, on passe régulièrement dans des villages, on trouve des magasins, des pharmacies, etc. Inutile de réserver ses logements et prévoir tout son itinéraire à l’avance. Pas d’attente, ça signifie aussi pas de déception si tout ne s’est pas passé comme prévu.

Les peurs, c’est souvent notre mental qui les crée. Il est parfois difficile de s’en séparer, surtout avec le départ. Combien de personnes n’ont pas défait-refait-défait leur sac des dizaines de fois pour être sûr que rien ne manque avant de partir? Gérer ses peurs cela s’apprend, cela passe aussi par « écouter ses tripes », lâcher prise et se faire confiance.

Et surtout, « sur le chemin, nous ne sommes plus personne« , rappelle Sylvie. On est juste un pèlerin, juste une âme en chemin, parmi d’autres. Qu’importe notre apparence, notre statut…

« Allège ton âme et fait de la place pour ce qui vient!« .

Sylvie dans sa tenue de pèlerine

3) Ecouter et respecter son corps

« Le chemin m’a appris à être dans mon corps à 100%« .

Avant d’entamer son premier chemin, un médecin a dit à Sylvie qu’avec les mauvais genoux qu’elle avait, elle ne pourrait pas marcher longtemps et qu’au mieux elle arraiterait au bout de 3 jours…des années plus tard, elle a parcouru des milliers de kilomètres à travers l’Europe!

Son secret? Marcher à son rythme, seule, s’arrêter pour tremper ses jambes dans des sources et des rivières, bivouaquer où elle se sent bien… »écouter son corps et écouter ses tripes, c’est ça qui est important« .

4) Appeler l’amour

Sylvie nous conseille de lire le livre « Vivre sa spiritualité au quotidien » de Pierre Pradervand. L’auteur parle de lois spirituelles de transformation intérieure, la plus importante étant l’amour inconditionnel, à pratiquer aussi bien pour soi que pour les autres. Sylvie nous partagera un exemple de malentendus avec d’autres pèlerins croisés en chemin: au lieu de laisser place à des émotions négatives, elle explique qu’il vaut mieux « Appeler de l’amour sur cette autre personne » et pardonner.

5) Ce grand « Oui ! » à la vie

La 5ème pépite du chemin partagée par Sylvie est ce grand « Oui ! » à tout ce que la vie nous apporte sur le chemin et en dehors. C’est se laisser porter, profiter des opportunités, des rencontre du hasard. Mais aussi accueilir des passages plus difficiles (ménopose, départ d’un enfant du foyer, changement d’acitivté professionnelle, etc) et les accepter.

Sylvie termine avec ces mots:

« Si vous avez un jour cet appel, je vous invite à le suivre de tout votre coeur. »

Une photo de moi sur le chemin de Compostelle (Voie de Vézelay)

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