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Combien coûte Compostelle ? Mon budget complet à moins de 25€/jour (et comment j’ai fait)

L’aspect financier du chemin de Compostelle (ou tout autre longue randonnée) est une préoccupation majeure de ceux qui veulent se lancer dans l’aventure. Il y a pourtant presque autant de budgets que de marcheurs sur le chemin. En fonction de votre exigence en terme de confort, prestations, alimentation, etc peut faire varier le prix du simple ou triple (voire encore plus)! Cet article concerne le budget en chemin au jour le jour, sans compter les trajets pour rejoindre le point de départ et rentrer chez vous ni le matériel dans votre sac à dos.

La plus grande part du budget journalier en chemin concerne en général les hébergements et ensuite l’alimentation. Quelqu’un qui bivouaque tous les jours sur le chemin et achète sa nourriture en grande surface (pas de restaurant) pourra dépenser moins de 15€/jour alors qu’un pèlerin qui préfère les gîtes en demi-pension ou les chambres d’hôtes devra plutôt tabler sur un budget entre 40€ et 70€/jour. Celui qui privilégie les chambres individuelles et les hôtels devra prévoir un budget plus conséquent. La moyenne pour un pèlerin « classique » (pas de tente, nuits en gîtes, restaurants et petits plaisirs de temps en temps) étant située aux alentours de 50€/jour en 2025. Le budget est généralement plus élevé en France qu’en Espagne (~25% de différence). Si vous partez sur plusieurs semaines, voire plusieurs moi, c’est une somme qui est loin d’être négligeable!

Personnellement, j’avais prévu un budget de 1000€/mois sur le chemin (~33€/jour) lors de mon aventure de 60 jours en été 2025. Après avoir fait les comptes j’ai finalement dépensé moins de 25€/jour en cheminant majoritairement en France (voie de Vézelay la moitié du chemin puis voie de la Nive-Bidassoa, du Baztan, du Piémont Pyrénéen et quelques jours sur le Camino Frances). Ceci me situe dans la fourchette basse des budgets pèlerin. Alors, comment j’ai fait pour ne pas me ruiner sur le chemin?

Sur un chemin de Compostelle

Mon budget en détails

Dans mon cas, j’avais une tente avec moi et je l’ai utilisé à peu près la moitié des nuits. Je privilégiais les campings ou les jardins d’auberges pour avoir accès à une douche et de l’eau (période de canicule) mais j’ai aussi fait une dizaine de bivouacs (gratuits) en 60 jours. L’autre moitié des nuits j’ai privilégié les gîtes pèlerin en dortoir sans demi-pension (en priorité des auberges municipales). Concernant la nourriture, j’ai quasiment exclusivement acheté ma propre nourriture (supermarchés, boulangeries, supérettes, etc) et préparé mes repas moi-même. J’ai rarement été au restaurant ou mangé dans des gîtes demi-pension.

J’ai préparé un fichier complet avec le détail de mes dépenses poste par poste (hébergements, repas, équipement, extras…). Recevez-le gratuitement dans votre boîte mail:

Conseils pour un chemin à petit budget

Personnellement, j’ai besoin de relativement peu de confort et les chemins de Compostelle sont pour moi l’occasion de vivre dans la simplicité et se détacher de la société de consommation à outrance. Je n’ai donc eu aucun problème à dormir en tente, dans des dortoirs basiques, ou manger ma propre nourriture sans que ça soit de la grande cuisine. Ceci a considérablement limité mon budget par rapport à la moyenne même si je n’ai pas eu un budget tout à fait minimaliste. Certains aiment se faire plaisir en chemin en mangeant de temps en temps au restaurant, en allant boire un verre dans un café, en goûtant la street food, etc ou apprécient davantage de confort en optant parfois pour une chambre d’hôte, en limitant le poids du sac sans emporter de tente, etc. Ceci est bien sûr propre à chacun selon la manière dont on veut vivre le chemin, mais un chemin à petit budget implique forcément d’accepter un confort plus limité.

Nourriture

Préparer ses repas soi-même est moins coûteux que de prendre les repas dans les gîtes (demi-pension) ou aller au restaurant. La plupart du temps, j’achetais de la nourriture en supermarché, supérette locale ou boulangerie/charcuterie. Si je dormais en gîte et qu’il y avait une cuisine, j’en profitai pour cuisiner des repas chauds, si non je mangeais froid (pas de récaud avec moi). J’ai essayé de ne pas manger trop déséquilibré étant donné que je marchais pour plusieurs semaines. Certains repas étaient simples et bon marché (pain, fromage/jambon, fruits par exemple) et d’autres un peu plus coûteux comme des plats préparés bio en sachets (marque Céréal Bio, Jardin Bio, Bjorg,…) que j’ai beaucoup consommés car ils peuvent se manger froid, sont plutôt équilibrés et ne prennent pas beaucoup de place dans le sac à dos. J’achetais aussi parfois des plats froids préparés ou sandwichs au rayon traiteur ou en boulangerie pour avoir quelque chose de plus élaboré. Je ne me mettais aucune limite en terme de quantité de nourriture, je mangeais beaucoup plus que d’habitude sur le chemin pour rester en forme et ne pas perdre du poids. Malgré tout cela, mon budget nourriture est resté limité.

Il faut faire attention aux toutes petites supérettes/épiceries-dépannages qui peuvent être extrêmement chères (en général ce sont des produits de grande surface revendus beaucoup plus chers). J’anticipais les ravitaillement quelques jours à l’avance en regardant sur internet les magasins que j’allais croiser en route. Parfois je portais plus de nourriture pour éviter de trop acheter dans les épiceries-dépannage très onéreuses. J’avais toujours un repas supplémentaire « de secours » avec moi au cas où je tombais à court de ravitaillement.

Hébergements

Ma tente m’a clairement permet de réduire fortement le budget hébergement. Le bivouac est tout simplement gratuit, et les campings ou nuits dans les jardins des gîtes sont en moyenne deux fois moins chers que les gîtes pèlerins. En fonction de la disponibilité et du prix des gîtes ainsi que de la météo, je décidais si je dormais en tente ou dans un vrai lit.

Un souci sur les voies moins fréquentées comme la Voie de Vézelay est qu’à certains endroits il y a très peu de gîtes pèlerin ou les gîtes sont très petits (4 à 5 lits) et peuvent être vite complets à certaines périodes. S’ils sont complets, fermés ou tout simplement inexistants, on n’a parfois pas d’autre solution que de se tourner vers un hébergement privé beaucoup plus cher (hôtel, chambre d’hôte,…). Aors qu’avec une tente c’est beaucoup plus flexible et il y a toujours une solution moins onéreuse, voire gratuite si on bivouaque.

Ma tente à côté d’un gîte pèlerin

J’ai parfois pu planter ma tente à côté d’un gîte et profiter des infrastructures (salle de bain, toilette, cuisine) pour une fraction du prix ou même gratuitement. C’est souvent moins cher qu’un camping.

Il faut savoir qu’en Espagne les gîtes sont moins chers qu’en France et donc qu’emporter une tente est moins indispensable budgétairement parlant. Sur la voie du Baztan par exemple, j’ai dormi 3 fois dans des auberges municipales à 8€ la nuit (imbattable)! Pour vous donner une idée, les gîtes dépassent rarement 15€ par nuit sans demi-pension sur le Camino Frances.

Autre

Les « frais divers » peuvent concerner le matériel à devoir racheter en route (usure, objet cassé ou perdu, etc), les frais de santé (pharmacie, médecin), la poste, les souvenirs, etc. Découvrez mes autres frais dans mon budget détaillé à recevoir par email.

Je me suis rendue compte que renvoyer des choses par la poste était très coûteux à certains endroits (envoi de la France vers la Belgique). Je vous conseille d’éviter d’emporter trop de choses dans votre sac au départ et de vous dire « je pourrais renvoyer des trucs chez moi si jamais » car ça peut vite coûter un bras si vous devez renvoyer un coli de plusieurs kilo, surtout dans un autre pays.

Vous voulez connaître le budget en détail poste par poste? Recevez-le gratuitement dans votre boîte mail:

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