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Traversée de la Mauritanie

Nous avons traversé la Mauritanie au mois de juillet 2026. C’est un grand pays au climat aride et avec une densité de population très faible. Une grosse partie du territoire est en effet composée de désert inhospitalier et inhabité. La majeure partie de la population se concentre dans les quelques villes et petites agglomérations. Il y a également beaucoup de migrants originaires du Mali et du Sénégal, notamment dans les villes et les zones proches des frontières.

Il est préférable de visiter le pays en hiver, quand les températures sont plus clémentes. En été, comme lors de notre visite, les températures atteignent les 40 à 50 degrés à l’intérieur des terres dans le désert. Nous avons donc décidé de ne pas nous y aventurer et de longer l’océan où il fait 30-35 degrés. Nous pensions passer plus de temps dans le pays, mais nous l’avons finalement traversé en une grosse semaine. Une visite plutôt express donc, mais qui nous a permis d’avoir un aperçu de plusieurs zones d’intérêt du pays.

Les villages au bord de la route principale du pays (RN2)

Les vieux Land Rover encore utilisés

Infos pratiques pour les voyageurs

Après un passage de frontière depuis le Maroc un peu chaotique (pour ne pas dire ridicule) et très long, on prend la décision de ne pas aller à Nouadhibou (peu d’intérêt pour nous) et de descendre vers le sud.

Des bulldozers qui dégagent le sable de routes

Sur la route

Notre premier arrêt sera à Chami pour chercher une carte SIM et une banque. Les cartes SIM pour les étrangers (sans passeport mauritanien) sont très chères, aux alentours de 17 € (800 MRU), sans aucun crédit dessus. Il faut compter environ 4,5 € (200 MRU) pour 6 Go d’internet.Il y a une seule banque avec un DAB fonctionnel à Chami (banque Attijari). Il faut quasiment tout payer en liquide dans le pays, dont le carburant. Même à Nouakchott, nous n’avons pas aperçu de pompe qui prenne la carte. Il faut donc prévoir de retirer assez au premier DAB fonctionnel rencontré, au risque de ne plus en avoir après. Il est cependant possible d’échanger des euros sur le marché noir (à des gens dans la rue) à la frontière ou dans les grandes villes.

Le diesel était aux alentours de 60 MRU en juillet 2026, c’est-à-dire 1,35 €/L. Le prix de la nourriture est comparable au Maroc, voire un peu plus cher pour certains produits, car ils produisent peu sur le territoire. Dans les supérettes au bord des routes, on trouve plus de « crasses » (biscuits, bonbons,…) que de « vrais aliments », mais aussi du pain (baguettes), qui est très consommé. Dans les villes, il y a moyen de trouver un peu de tout dans les petits magasins, mais les vrais supermarchés sont quasi inexistants.

Une pompe d’essence

Nous avons fait du bivouac toutes les nuits. Les spots n’étaient pas très difficiles à trouver, car il y a peu de gens hors des agglomérations. Nous avons utilisé Park4night, iOverlander, ou bien nous trouvions par nous-mêmes. Nous n’avons jamais été dérangés. Parfois des gens passaient et nous faisaient signe gentiment ou nous demandaient si tout allait bien. Nous faisions cependant en sorte d’être non visibles des grands axes et de ne pas dormir près des habitations.

Un bivouac dans la nature pas loin de la capitale

Chami et le parc national du Banc d’Arguin

À Chami, nous avons rencontré par hasard un Mauritanien qui a travaillé en Belgique et qui dirige maintenant une mine d’or dans le pays. Il nous a gentiment invités chez lui pour boire un très bon thé et manger un plat local à base de riz et de viande. Le thé se sert en 3 fois et est très sucré (comme au Maroc).

Dans les rues de Chami

Après cette chouette rencontre, on a cherché à visiter le parc national du Banc d’Arguin qui est un parc côtier et marin très important. Avec peu d’informations sur la piste pour s’y rendre, on a d’abord été voir au centre de visiteurs, qui est visiblement très peu visité. C’est bien dommage, car l’endroit est sympa. On a eu droit à une petite visite du très beau centre par M. le responsable (qui parle très bien français). On a dormi sur le parking (très calme et sécurisé, recommandé) et le lendemain on a essayé de chercher la piste du parc national menant au village de pêcheurs d’Arkeis. On a galéré un peu, personne n’a pu nous indiquer précisément par où passer, donc j’ai rassemblé les informations dans cet article pour aider d’autres visiteurs.

Dans le parc national du Banc d’Arguin

Environ 1 km après le centre de visiteurs, il y a un camp de nomades qui y rassemblent leurs dromadaires le soir et où nous avons été goûter du lait.

Nouakchott

Ensuite, nous avons continué la nationale en direction de Nouakchott, la capitale. Le long de la route, on traverse des villages rudimentaires avec des petites maisons en bois ou en tôle.

Les villages traversés

Dans un village

La capitale est une ville un peu chaotique, où tout le monde roule n’importe comment (pas de règles). Il faut faire très attention pour ne pas faire d’accident. Je n’ai pas pris beaucoup de photos car il fallait rester alerte tout le temps et dans beaucoup d’endroits, vaut mieux pas sortir son téléphone à vue. L’intérêt touristique de la ville est assez limité. Nous avons fini par nous rendre à l’Institut Français de Mauritanie, qui a de beaux espaces culturels, dont une bibliothèque où on peut se rendre pour profiter du calme loin du tumulte de la ville. Il y a une très bonne connexion internet et l’air conditionné, idéal pour se poser et consulter les informations pour la suite de notre voyage. Le Musée National vaut apparemment la peine d’être visité, mais il était fermé le samedi.

Nouakchott

Sud du Sahel et parc national du Diawling

Le Sahel est un territoire de transition entre le Sahara et la partie humide de l’Afrique. On y trouve des paysages de type savane. On y passé une nuit en bivouac et le lendemain nous avons fait une petite balade pour observer les oiseaux qui étaient très nombreux…on a vu de beaux spécimens très colorés.

Bivouac dans le Sahel

Nous avons décidé de passer la frontière avec le Sénégal à Diama, car il y a moins de corruption qu’à Rosso, et parce que la route qui y mène passe dans un parc national que nous avions envie de visiter (le parc national du Diawling).

La route, qui est en réalité une piste, était déjà toute défoncée à notre passage le 20 juillet (au tout début des premières pluies). Je comprends qu’il est déconseillé de la prendre pendant et après la saison des pluies, surtout sans 4×4, car l’état doit être catastrophique. Après notre nuitde bivouac dans le parc et une pluie orageuse, la piste c’est transformée enargile collante et glissante, ça aurait impossible sans 4×4. Il y a maintenant une route bitumée qui passe par le port de N’Diago. C’est plus long, mais ça permet d’éviter une bonne partie de cette délicate piste. Les camions passent maintenant uniquement par la route bitumée.

La piste du Parc National du Diawling jusque Diama

Par contre, le long de cette piste, nous avons pu observer énormément d’oiseaux, dont des nuées de petits oiseaux de type astrilds colorés. Nous nous sommes ensuite arrêtés pour la nuit devant le grand lac au milieu du parc. Très sympa pour y observer les oiseaux, les nombreux phacochères (trop stylés), et les troupeaux de vaches/zébus qui pâturent les herbes qui poussent sur les rives peu profondes du lac. Un spot à tenter uniquement en période sèche. Quand on s’est réveillé après l’orage de la nuit, on a du sortir nos bottes tellement il y avait de boue argileuse qui colle partout. On a failli ne pas savoir remonter sur la piste qui est sur une digue. Attention aussi aux moustiques car le parc est infesté vu les zones humides, et c’est déjà une zone où la malaria est présente.

Petit déjeuner le matin sur la piste en argile bien collante après l’orage

Un phacochère

Quelques kilomètres avant Diama se situe un poste de contrôle du parc national où il faut payer une taxe de 200 MRU par personne.

Nous avons traversé la frontière avec le Sénégal à Diama. Toutes les infos dans cet article.

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