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Nord du Maroc: Chefchaouen – Ouezzane – Kenitra – Rabat

Le nord du Maroc est très similaire à l’Andalousie en Espagne en termes de paysages. On y trouve des paysages vallonnés, des forêts de pins, de chênes et des paysages agricoles dominés par le petit élevage de ruminants (chèvres, moutons, vaches).

Des champs photographiés en route

Vic et moi sommes agronomes de formation. Pendant cette traversée d’Afrique, un de nos objectifs est de visiter des systèmes agricoles, particulièrement d’élevage, pour en apprendre plus sur les pratiques agricoles dans le monde et étendre notre réseau. Mes articles contiendront naturellement des photos de l’agriculture que nous voyons en cours de route. J’essaie de faire quelques photos en voiture, prises à la volée un peu au hasard, non édulcorées et sans filtres. Une manière de vous faire découvrir l’Afrique d’une manière réaliste comme si vous étiez avec nous, aussi dans des endroits qui ne sont pas forcément prisés par les touristes.

Un troupeau de moutons comme on en croise un peu partout

Un paysage photographié à la volée

Moutons et chargement de paille

Près de Ouezzane, on passe par hasard devant un Institut de formation des métiers de l’elevage et un centre technique de l’élevage caprin. On s’y arrête pour voir si quelqu’un est là. Par chance, le directeur de l’institut de formation accepte de nous faire visiter l’elevage de chèvres alpines de la ferme et de nous parler des défis et objectifs pour son école. Le métier d’agricultureur est de moins en prisé à cause de son statut mal perçu et parfois précaire. Le décrochage scolaire est aussi un vrai problème au Maroc.

Un peu plus loin, on s’arrêtera pour l’après-midi et la nuit près d’une rivière. Il fait plus de 30 degrés et un endroit pour faire trempette est vraiment le bienvenu. L’eau deviendra de plus en plus rare par endroits quand nous avoncerons au Maroc. C’est déjà l’été et beaucoup de rivières et de sources sont complètement à sec. On se rend vraiment compte de l’importanve cruciale des ressources en eau. Quelques éleveurs avec leurs moutons passent près de la rivière et en profitent pour faire boire les animaux.

Bivouac au bord de la rivière

Un éleveur de mouton sur un âne, qui emmène ses animaux pâturer

Le lendemain on se rend spontanément à la grande ferme Les Domaines du Nord. Un responsable accepte de nous parler de la ferme et faire une courte visite de l’étable des vaches laitières. Il nous confie qu’un gros problème au Maroc est le manque d’eau de pluie et la salinisation des sols à cause de l’irrigation qui est quasi indispensable pour certaines productions (légumes, pommes de terre, fourrages de qualité, etc). La gestion de l’eau et la fertilité des terres sera sans aucun doute un des gros défis de l’humanité à l’avenir.

On se dirige ensuite vers Kénitra qui est une région d’importance pour l’agriculture et l’elevage. On y trouve des grandes plaines cultivées et c’est aussi une zone importante pour la production de lait de vaches. Sur la route on croise des gens avec des charrettes tirées par des mules, qui côtoient les vieux camions, les tuk-tuks et les véhicules plus modernes. Les petites villes traversées sont centrées autour de l’agriculture (commerce des productions, réparation des machines, etc). Une agriculture à deux vitesse, avec d’un côté beaucoup de gens qui travaillent à la main ou des machines rudimentaires dans les champs, et d’un autre des fermes de grande taille et plutôt bien équipées comme en Europe.

Les charrettes tirées par les ânes, mules ou chevaux sont encore courantes dans les campagnes

Un vieux camion chargé

Un tuk-tuk suivi par des voitures plus récentes

On s’arrête dans la ville de Kénitra pour acheter quelques aliments au marché pour cuisiner. On prépare quasi tous nos repas nous même avec les produits acheté au bord de la route, dans les épiceries ou sur les marchés. C’est le plus économique et ça permet de manger local. Les légumes, le pain et les oeufs sont très bon marché au Maroc. On peut acheter un pain marocain pour 1 dirham (9.5 centimes d’euros), un panier de légumes pour moins de 3 euros et 10 œufs pour 7 dirhams (0.65€). Par contre la viande, les noix, ou les produits transformés sont plus coûteux par exemple. Manger au restaurant est aussi très bon marché comparé aux prix européens. On peut manger une pizza ou une tajine pour moins de 5€ ou prendre un petit déjeuner pour à peine 3 € dans les endroits peu touristiques.

Marché de Kénitra

Le soir on bivouaque dans une magnifique forêt nationale à deux pas de Rabat. Une grande forêt de chênes lièges où on croise juste quelques moutons et chèvres qui paturent sous les arbres. On ne visitera pas la ville de Rabat (on n’est pas très branché villes et c’est parfois galère pour se garer) même si apparemment ça vaut la peine d’y faire un tour.

Bivouac dans la forêt nationale près de Rabat

En dessus d’un énorme chêne liège

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