Après un passage de frontière à Kandika plutôt facile avec la Guinée-Bissau, la route jusqu’à Koundara nous mènera la vie dure. Pour lire nos premiers pas sur le sol guinéen, c’est dans cet article. Nous poursuivons notre route en firection du Fouta-Djalon, une région montagneuse connue pour ses paysages verdoyants aux nombreuses rivières et cascades.

Koundara – Kounsitel
La ville de Koundara ne nous a pas donné une bonne impression, c’est une ville de transit avec de nombreux camions garés aux alentours.
Nous continuons notre chemin sur la N5 pour trouver un endroit à l’écart pour dormir. La route en asphalte est très bonne et nous avons parcouru 40 km en 1 h (c’est hyper rapide pour nous, haha !). On traverse un beau paysage de savane avec des grandes herbes tantôt vertes, tantôt dorées, et parsemées d’arbres. De part et d’autre se trouvent des petits villages avec de jolies huttes aux toits de paille. Les enfants nous repèrent de loin (ils ont un radar à Blancs ou quoi ?) et crient « blanco, blanco !! ».


Épuisés après notre très longue journée, on s’est simplement arrêtés sur un spot iOverlander dans la savane… mais les éleveurs locaux venaient justement de réaliser un brûlis pastoral et la végétation et le sol étaient en cendres. Trop fatigués pour chercher autre chose et avec l’accord aimable des éleveurs, on est restés pour la nuit. Ces brûlis permettent notamment de contrôler des feux naturels qui pourraient être incontrôlables en saison sèche par la suite et permettent la repousse de jeunes pousses fraîches qui seront pâturées par le bétail.

Kounsitel – Popodara
La route en asphalte commence à fatiguer et de gros trous et ornières se sont formés, nous obligeant à ralentir très fort régulièrement.
On voit de nombreuses vieilles Peugeot 505 break rehaussées à fond et chargées à bloc (même avec 3-4 passagers au-dessus de l’amas de bagages sur le toit !), qui sont progressivement remplacées par des Toyota Corolla Verso plus récentes mais tout aussi chargées et nous dépassant à vive allure. Elles font office de taxis collectifs. C’est drôle de voir que chaque pays a ses modèles phares de véhicules de transport ! En Guinée-Bissau, c’étaient des Mercedes.

On traverse ensuite Kounsitel, une cité de chercheurs d’or. On y voit d’ailleurs de nombreux concasseurs à vendre devant les petites boutiques de rue.

Après une journée sous une chaleur écrasante, c’est en transes qu’on cherche un emplacement pour la nuit. On se posera à l’écart de la route sur une zone rocheuse (ancienne zone de travaux) au calme et avec une très belle vue. On essaie d’éviter la proximité des villages pour ne pas déranger ou que les gens viennent curieusement voir ce qu’on fait. Être entouré de dizaines d’enfants qui regardent vos moindres faits et gestes pendant des heures met un peu mal à l’aise, d’autant plus qu’on doit se laver et aller aux toilettes dehors, à la vue de tout ce petit monde, voyez-vous…

Le lendemain, on reprend la route qui commence à monter en altitude pour arriver dans le Fouta Djalon. On s’arrête pour midi près d’une rivière… et on y restera finalement toute l’après-midi et la nuit, ça fait du bien de se poser au calme avec la fraîcheur de la rivière (tellement rare de ne pas être transpirant de la tête aux pieds, haaaa !). La plupart du temps, on porte des vêtements longs pour éviter les piqûres de moustiques et autres insectes, ça n’aide pas avec la chaleur. J’ai l’impression qu’avec le temps, je supporte de moins en moins les piqûres et sur-réagis (ça gonfle et gratte, particulièrement les piqûres des nombreux moustiques tigres).

En parlant d’insectes, on a remarqué des dizaines (si pas des centaines, quasiment) de piqûres sur nos bras et d’autres parties du corps récemment, sans trop savoir d’où ça venait… On a fini par identifier des midges (tout petits moucherons) qui auraient pu passer à travers les mailles du moustiquaire de notre tente ou nous piquer sans qu’on les voie en journée. Nous avons profité du spot près de la rivière pour nettoyer tous les draps de la tente au cas où c’étaient des bestioles qui avaient élu domicile dans la tente… No joke, mais on avait déjà eu des puces dans notre tente au Maroc, qu’on a sûrement ramenées en s’asseyant sur un fauteuil contaminé chez des gens, donc on est vite suspicieux maintenant ! On avait dû tout relaver de fond en comble et traiter avec de l’huile essentielle de lavande, ça avait fait le job pour se débarrasser de ces vermines.


Les prochains jours, on prévoit de visiter les paysages du Fouta Djalon, qui est une région de moyenne montagne aux plateaux verdoyants, aux vallées profondes et aux nombreuses rivières et cascades, qui dessinent des paysages spectaculaires et en font l’un des plus beaux territoires naturels d’Afrique de l’Ouest, particulièrement apprécié pour la randonnée.
La suite dans le prochain article !



