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[Article invité] De Conakry à Bissau via la N9 avec un véhicule 2×4 en octobre 2026

Cet article invité a été rédigé par Ángel García, qui a réalisé en octobre 2026 le trajet entre Conakry et Bissau via la N9, au volant d’un véhicule 2×4 et en logeant dans des hébergements en route (pas de tente). Son retour d’expérience apporte des informations concrètes et utiles sur cet itinéraire, notamment sur l’état des routes, les hébergements et le budget. Un témoignage qui pourra aider les voyageurs souhaitant réaliser un trajet similaire à préparer leur traversée de la Guinée.

Nous avons effectué ce voyage à trois adultes, dans un Nissan Rogue 2017 essence, version américaine, avec transmission CVT et traction avant. Nous avons rejoint Bissau le 24 octobre 2026, après des nuits à Pita, Koundara et Gabú.

Le trajet représente environ 1 000 km. Les conditions décrites correspondent à notre passage en octobre 2026 : elles peuvent évoluer rapidement avec les pluies et les travaux.

Notre itinéraire

Conakry → Mamou → Pita → Labé → Koundara → Saréboïdo → Kandika → Buruntuma → Gabú → Bissau.

Nous avons suivi la N9 directe de Koundara jusqu’à la frontière, sans emprunter le détour par Sambaïlo mentionné dans l’article ici.

Nous n’avons pas pris la route par Boké et ne pouvons donc pas comparer son état avec celui de notre itinéraire.

Conakry vers Pita et les travaux après Mamou

Le tronçon à partir de Mamou a été particulièrement éprouvant. Jusqu’à Pita, presque tout le parcours était en mauvais état, avec des travaux et de nouveaux ponts encore inachevés. Notre appréciation générale du parcours Mamou–Labé est celle d’une route très dégradée.

Il faut prévoir une marge importante et ne pas construire sa journée uniquement à partir des temps annoncés par Google Maps.

Nous sommes arrivés à Pita vers 21 h et avons dormi à Piscine Barry Voyage, repérable sur Google Maps avec le code 2JH2+3JW.

Pour notre groupe, nous avons payé :

  • Hébergement : 600 000 GNF.
  • Repas commandé et livré : 120 000 GNF.
  • Total : 720 000 GNF.

L’hébergement était simple, avec climatisation, salle de bains privée avec douche et stationnement sécurisé pour le véhicule. Le responsable nous a mis en contact avec un restaurant : nous avons commandé par téléphone et le repas nous a été livré sur place.

Lien du lieu :
https://maps.app.goo.gl/w33ivoR9jhwscN9PA

Pita vers Koundara par Labé

Le compteur indiquait 97 482 km au départ de Pita et 97 778 km à Koundara, soit 296 km parcourus.

À Koundara, nous avons payé :

  • Deux chambres aux conditions assez sommaires : 1 200 000 GNF.
  • Repas : 300 000 GNF.
  • Total : 1 500 000 GNF.

Nous n’avons pas le nom de cet établissement confirmé. Cette étape nous a montré qu’un prix plus élevé ne garantissait pas de meilleures conditions.

La N9 jusqu’à Kandika

La N9 entre Koundara et la frontière était très mauvaise : piste en terre, trous, ornières, passages irréguliers et zones avec de l’eau. Nous avons filmé un tronçon représentatif de ce que nous avons rencontré.

Notre véhicule à traction avant a réussi à passer. Cela décrit uniquement notre expérience : ce n’est pas une garantie pour un autre véhicule, ni après de nouvelles pluies.

Nous avons rencontré un seul contrôle en quittant Koundara avant les contrôles frontaliers.

Entre le compteur à Koundara, 97 778 km, et celui relevé à Gabú, 97 893 km, nous avons parcouru 115 km, déplacements et passage de frontière compris.

Passage de la frontière et dépenses

Nous sommes sortis de Guinée à Kandika et entrés en Guinée-Bissau à Buruntuma.

Du côté guinéen, nous avons dépensé au total 1 000 000 GNF pour les formalités des trois voyageurs, celles du véhicule et les autres paiements sollicités. Nous ne disposons pas d’un détail permettant de séparer les taxes officielles des autres sommes versées.

Du côté de la Guinée-Bissau, notre enveloppe totale a été de 200 000 CFA. Elle comprenait 45 000 CFA versés à un militaire pour nous accompagner à moto jusqu’à Gabú. Nous avons également fourni du carburant pour sa moto, sans montant séparé disponible.

Pendant cet accompagnement, nous ne nous sommes pas arrêtés aux autres barrages. C’était une situation particulière à notre voyage : nous ne présentons pas cet accompagnement comme une obligation, un service officiel ou une démarche nécessaire pour les autres voyageurs.

Les 45 000 CFA sont déjà compris dans les 200 000 CFA : il ne faut pas les additionner une seconde fois.

Tous ces montants décrivent nos dépenses personnelles et ne doivent pas être publiés comme des tarifs officiels de passage.

Gabú et l’autorisation du véhicule

À Gabú, nous avons payé 40 000 CFA pour deux chambres avec petit déjeuner compris. Le nom de l’établissement reste à confirmer.

Nous avons obtenu sur place un document de circulation valable 15 jours pour notre véhicule immatriculé en Guinée. Il ne nous a rien été facturé dans une circonstance particulière avec le fonctionnaire rencontré ; cela ne permet pas de conclure que cette formalité est normalement gratuite.

L’agent nous a indiqué de le contacter par WhatsApp deux jours avant l’expiration si nous souhaitions rester plus longtemps, avec une photographie du véhicule et les éléments demandés. Il s’agit de l’instruction reçue dans notre cas, à faire confirmer auprès du service émetteur pour toute autre situation.

Gabú vers Bissau

Nous avons quitté Gabú à 10 h 50 et sommes arrivés à Bissau à 16 h, soit 5 h 10 au total.

La route n’était pas entièrement asphaltée et comportait de nombreuses sections sans revêtement. Elle permettait cependant de bien avancer et était nettement moins difficile que la N9 ou le tronçon Mamou–Labé.

La différence entre la lecture du compteur à Gabú et celle photographiée ensuite à Bissau était de 203 km. Elle peut inclure de petits déplacements locaux : ce n’est pas une mesure exacte entre les centres des deux villes.

Carburant et consommation

Nous sommes partis avec le réservoir plein et deux bidons de carburant adaptés de 20 litres chacun.

Toute l’essence achetée en Guinée coûtait 12 000 GNF par litre.

Nos ravitaillements ont été les suivants :

  • Premier achat en route : 240 000 GNF, soit 20 litres.
  • Deuxième achat : 340 000 GNF, soit environ 28,33 litres.
  • À Gabú : transfert dans le réservoir d’un bidon de 20 litres.
  • À Bissau : achat de 45 litres pour 44 000 CFA, soit environ 978 CFA par litre.

Il nous restait donc un bidon plein de 20 litres.

En supposant que le dernier plein ait ramené le réservoir au même niveau qu’au départ, le calcul donne environ 113,33 litres consommés. Sur une base de 990,8 km affichés au compteur de trajet, cela représente environ 11,4 l/100 km.

Ce résultat reste approximatif : le kilométrage exact au ravitaillement final et les conditions de remplissage n’ont pas été entièrement vérifiés. Le tableau de bord affichait de son côté 13,5 l/100 km ; nous ne pouvons pas confirmer que cette moyenne et le compteur de trajet avaient été remis à zéro au même moment.

Le compteur total photographié à Bissau indiquait 98 096 km. L’écran de trajet affichait 990,8 km et jusqu’à 45 h 46 de temps cumulé. Ce temps peut inclure des arrêts avec le véhicule allumé et ne doit pas être présenté comme du temps de conduite uniquement.

Pour valoriser le carburant initial, nous avons retenu la capacité approximative du réservoir indiquée par Nissan, 55 litres, plus les deux bidons de 20 litres : 95 litres à 12 000 GNF, soit 1 140 000 GNF. C’est une estimation de la valeur du stock au départ, pas un reçu de ravitaillement.

Hébergement réservé à Bissau

Nous avions réservé à distance un appartement par Airbnb pour avoir un logement à l’arrivée.

Le montant initial était de 800 USD ; nous avons obtenu un remboursement de 200 USD pour des problèmes de climatisation, soit un coût net de 600 USD.

Le stationnement figurait dans l’annonce, mais n’était pas disponible à l’arrivée. Nous avons dû laisser le véhicule dans la rue, loin de l’appartement. L’hôte nous a affirmé que cela ne posait pas de problème de sécurité, mais nous ne pouvons pas transformer cette affirmation en garantie.

Notre conseil : demander des preuves concrètes du stationnement à l’intérieur du lieu, tester la climatisation et vérifier si elle fonctionne aussi avec le système de secours électrique. Pour préserver notre vie privée, nous ne communiquons pas l’adresse de cet appartement.

Budget enregistré pour trois adultes

PosteGNFCFAUSD
Pita, hébergement et repas720 000——
Koundara, deux chambres et repas1 500 000——
Gabú, deux chambres avec petit déjeuner—40 000—
Formalités et autres paiements côté Guinée1 000 000——
Dépenses côté Guinée-Bissau, accompagnement compris—200 000—
Carburant initial valorisé, estimation1 140 000——
Deux achats d’essence en route580 000——
Ravitaillement de 45 litres à Bissau—44 000—
Appartement après remboursement——600
Total partiel4 940 000284 000600

Ce total mélange les dépenses communiquées et la valeur estimée du carburant initial. Il comprend aussi du carburant restant et un séjour en appartement après l’arrivée. Il ne comprend pas tous les repas, boissons et petits frais quotidiens : ce n’est donc pas le coût définitif du seul trajet.

GNF désigne le franc guinéen ; CFA correspond ici au franc CFA d’Afrique de l’Ouest, XOF.

Le véhicule et les vérifications après le voyage

Notre Nissan Rogue 2017, acheté d’occasion quelques mois auparavant avec environ 95 000 km, a transporté trois adultes et leurs bagages sur ce parcours difficile. Nous avons apprécié sa capacité à terminer le trajet avec une simple traction avant.

Il faut toutefois préciser qu’une fuite d’échappement a été repérée par la suite, au niveau d’un coude après la partie flexible. Nous ne pouvons donc pas affirmer que le voyage s’est terminé sans aucun dommage, ni établir ici la cause exacte de cette fuite.

Notre expérience n’est pas un essai technique de résistance du moteur ou de la transmission CVT. Après une route comme la N9, une inspection des pneus, jantes, suspensions, soubassements, échappement et éventuelles fuites est utile.

Ce que nous retiendrions pour les prochains voyageurs

Prévoir les passages difficiles de jour, garder une marge pour les travaux et les contrôles, et rechercher un témoignage très récent sur le tronçon précis à parcourir.

Les images satellites montrent le tracé général, mais ne suffisent pas à évaluer un trou rempli d’eau, un passage boueux ou un pont en chantier.

Enfin, vérifier les équipements réels des hébergements avant de payer peut éviter des surprises : stationnement, climatisation, eau et électricité de secours.

Nous partageons ces informations parce que nous avons nous-mêmes eu du mal à trouver des retours précis avant de partir. Nous espérons qu’elles aideront d’autres voyageurs à mieux préparer leur trajet.

Ángel García
Pseudonyme utilisé pour préserver l’identité des voyageurs

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