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De Kindia à la capitale Conakry (+ visa Côte d’Ivoire)

Nous nous sommes rendus à Conakry, capitale de la République de Guinée, fin octobre 2026. Comme vous savez, les villes ne sont pas notre dada, mais c’était un passage obligé pour faire la demande du visa de la Côte d’Ivoire à l’ambassade.

Passage express par Kindia

En route vers Conakry, nous sommes d’abord passés par Kindia. Un arrêt imprévu de 2 jours pour se rendre à l’hôpital car Vic avait des soucis gastro-intestinaux (des amibes pour ne pas les citer, un parasite assez commun parmi tant d’autres…). L’Hôpital régional est propre et correct pour des standards africains et Vic a pu recevoir le bon diagnostic et le traitement. Il faut cependant bien insister pour qu’ils fassent les analyses rapidement (si vous n’avez pas l’air ultra souffrant ils ne se dépêchent pas trop), et faire attention à la corruption qui existe même auprès des médecins…

A Kindia, nous sommes restés à l’Hôtel de la gare, qui a l’avantage d’être au centre-ville et d’être bon marché (80000 FG = 8€ pour une chambre privée sans air conditionné), mais les chambres sont très « basiques » et dans un état qui correspond au prix. On a pu garer la voiture en sécurité dans l’enceinte de l’hôtel.

La route de Kindia à Conakry est une nationale asphaltée en très bon état. C’est à la fois un avantage car c’est très roulant, mais aussi un danger car les gens roulent à des vitesses excessives, dépassent dangereusement, etc et les accidents sont nombreux. Nous voyons de nombreux camions, voitures, bus accidentés au bord de la route…cela fait assez froid dans le dos et nous rappelle que la route ne pardonne pas. Apparemment 80% des gens en Guinée roulent sans permis de conduire officiel et les chauffeurs enchaînent de nombreuses heures de route sans pause, vous avez compris…

Cascades de Kilissi

Proche de la ville de Kindia se situent les cascades de Kilissi. L’entrée coûte 10000 FG/personne (enfin, ils vont vous demander 20000 pour les étrangers, ils ont 2 tickets différents, mais on peut négocier 10000…). L’endroit est très sympa pour se détendre. Il y a 2 cascades à visiter, qui valent surtout la peine juste après la saison des pluies quand le débit est important. Il faut demander la clé à l’accueil car l’accès est fermé par une barrière. Il est aussi possible de se détendre au bord de la rivière et de manger ou boire un verre à des prix abordables. L’établissement propose aussi des chambres d’hôtel, et la possibilité de camper pour la nuit mais le prix est plutôt élevé (200 000 FG).

Hébergement à Conakry

Nous avons logé quelques jours à l’hôtel Woro Lada, qui est très connu des voyageurs et overlanders. Nous dormions dans notre voiture dans le compound fermé de l’hôtel et avions accès aux sanitaires ainsi qu’à des espaces communs avec du wi-fi. C’est un endroit très bien, propre et bien entretenu dans la capitale. Le prix est de 200 000 FG (20€). Honnêtement, cela fait très cher pour un « camping », mais globalement les prix des hébergements en Guinée sont élevés compte tenu du (faible) coût de la vie là-bas. Que vous séjourniez dans des hôtels, auberges ou campings, les prix sont comparables à l’Europe, et si c’est moins cher c’est souvent dans un état très mauvais. Nous sommes contents de faire du bivouac sauvage à chaque fois que nous sommes hors des villes…

L’hôtel Woro Ladia

Étonamment, la nourriture de qualité (légumes, fruits, viande, oeufs, lait) est aussi très chère ici, comparable à des prix Européen. Les aliments les plus accessibles sont le riz et ce qui est fait à base de farine. On comprend qu’une nourriture de qualité et diversifiée est difficilement accessible au commun des mortels ici. Le salaire minimum n’est que de 50€/mois, mais les disparités sont grandes comme dans beaucoup de pays d’Afrique.

Ensuite nous avons passé quelques jours chez une amie qui travaille à Conakry. Une vraie bulle d’oxygène dans le tumulte de la ville et un repos bien mérité après des mois parfois difficiles sur la route et une chaleur accablante. Une chambre climatisée, l’accès à la piscine et salle de sport ainsi que quelques restos entre amis nous remettent d’aplomb!

Quelques images photo et vidéo de Conakry

Voici une petite vidéo tournée avec notre GoPro (images brutes sans édition particulière) de notre entrée dans Conakry.

Il n’y a pas énormément d’incontournables à visiter à Conakry. Cependant, nous avons apprécié la visite de la cathédrale ainsi que la grande mosquée Fayçal (une des plus grandes d’Afrique, pouvant accueillir 13000 personnes). La mosquée est impressionnante à voir et elle peut être visitée hors des heures de prière avec une tenue appropriée (vêtements longs, et cheveux couverts pour les femmes). J’ai ressorti ma Melhfa reçue en cadeau dans le Sahara pour l’occasion!

La cathédrale de Conakry

Voici quelques photos prises à la volée lors de notre traversée de la ville et de ses banlieues pour ressortir.

Traversée de Conakry

Visa de la Côte d’Ivoire

Depuis peu (à l’heure où je vous parle, en octobre 2026), il n’est plus possible d’entrer par la frontière terrestre en Côte d’Ivoire avec le e-visa. Il faut réaliser le visa dans l’ambassade de votre pays de domicile…ce qui est compliqué une fois en voyage! En pratique, il est encore possible de faire le visa à l’ambassade de la Côte d’Ivoire à Conakry. Nous nous y sommes donc rendus, nous avons été très bien accueillis et les démarches ont été très faciles. Il suffit de compléter un formulaire sur place et de payer via internet (munissez-vous de votre carte bancaire comme si vous deviez réaliser un paiement en ligne). Apportez une photo d’identité, le certificat de vaccination de la fièvre jaune et votre passeport. Nous avons déposé notre passeport l’après-midi et avons reçu notre visa le lendemain.

Nous nous sommes rendus une fois à l’ambassade en taxi depuis l’hôtel Woro Ladia, ce qui a coûté 180000 FB (18€) l’aller-retour, et l’autre fois en voiture. Peut-être une mauvaise idée car nous avons été arrêtés en route par la police corrompue qui nous a soit-disant dit qu’on avait grillé un feu rouge (sans aucune preuve) et nous a emmenés au commissariat. Ils nous ont d’abord réclamé 5 millions de francs = 500€, à mettre direct dans leur poche bien sûr (ça va pas la tête)!! Après négociation, on s’en est sorti pour 100000 francs (10€) mais nous restons amers vis-à-vis du comportement ignoble des forces de l’ordre corrompues jusqu’à la moelle…Bienvenue en Afrique de l’Ouest !!!

Petite photo pour rigoler du taxi et de son volant tout à fait adapté au climat guinéen 🤣

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