Nous avons pris la route en direction de Chefchaouen pour nous rendre aux cascades d’Akchour dans le parc national Talassemtane.
Sur la route on observe déjà les contrastes au Maroc: parfois de très belles maisons à côté de maisons très modestes et de gens qui travaillent à la main dans les champs, ou pour les plus chanceux avec des outils tirés par les mules. Lors de nos passages dans les villages, les gens nous font signe chaleureusement pour dire bonjour. Certains nous font aussi signe pour demander si on ne veut pas du haschisch ou pour leur donner de l’argent. Beaucoup de personnes semblent avoir peu de moyens. J’ai lu dans les statistiques nationales que 30% de la population travaille dans l’agriculture, le secteur aux plus bas revenus, et que les disparités peuvent être grandes.

En route on s’arrête à une des multiples micro supérettes au bord de la route pour acheter pain et légumes. On croise aussi pas mal de gens qui cuisent le pain dans des fours au bord de la route pour le vendre aux passants.

On en profite pour faire une vidange d’huile moteur dans une pompe à essence Petrofib. Ils ont souvent une fosse pour faire les vidanges sur place dans les pompes. On paiera 510 dirhams (48 euros) pour 10 L d’huile Petromin main d’œuvre comprise pour la vidange et changement du filtre qu’on avait déjà avec nous (ne pas hésiter à superviser si vous connaissez bien votre voiture, voire demander pour le faire vous mêmes).

On arrive à midi aux cascades, il fait déjà très chaud. On se gare proche du début de la balade (parking à 10 dirhams). L’endroit est assez fréquenté et il y a des échopes le long de la route à l’entrée. On prend un snack local (style de grosse galette de blé au nutella) pour 5 dirhams à peine, c-a-d 45 centimes d’euro. Au bord de la rivière, plein de petits bars et restaurants sont installés pour y boire un jus d’orange fraîchement pressé ou manger une tajine quasi les pieds dans l’eau. On marche un peu pour trouver un endroit ”non privatisé” et on profite pour faire trempette dans l’eau très fraîche et hyper claire…ça fait du bien!




Après on traverse la ville de Chefchaouen en voiture. Les villes ne nous attirent jamais beaucoup, on ne s’y attarde pas. L’ambiance semble particulière quand on traverse, tout le monde nous regarde et semble vouloir faire signe pour nous proposer une chambre ou une place de parking. On se demande un peu si ça sera comme ça partout, il faudra probablement juste le temps de s’habituer à ce contraste par rapport à l’Espagne pourtant si proche mais si différente.

On s’ecarte un peu de la ville pour passer la soirée et la nuit dans une forêt de pins. Grâce au 4×4 on emprunte un petit chemin pour s’éloigner de la route et rester discrets. Seuls les gens qui surveillent le bétail passeront tout près. Beaucoup de familles ont quelques vaches, chèvres ou moutons (économie familiale rurale traditionnelle) qu’ils vont faire pâturer aux abords des villages sur des « terres collectives” en journée et les ramènent près de la maison le soir.

